Dossier

Accaparement des terres

Depuis quelques années, on assiste à une accélération sans précédent des acquisitions de vastes surfaces agricoles dans les pays d’Afrique (mais aussi d’Asie, d’Amérique du Sud, d’Europe de l’Est et d’ailleurs) par des acteurs transnationaux. Le phénomène très médiatisé de l’« accaparement des terres » est en fait un accaparement des ressources naturelles en général, notamment les forêts et l’eau. Il est le fait, à la fois, de pays soucieux de sécuriser leur approvisionnement agricole, mais aussi très souvent d’entreprises multinationales – parmi lesquelles des groupes agroalimentaires ou financiers français.

L’accaparement des terres est défendu par certains au nom de la nécessité de moderniser les agricultures du Sud et d’investir dans des terres « sous-utilisées » pour accroître la production alimentaire mondiale. Le phénomène fait toutefois l’objet de virulentes critiques, non seulement pour les atteintes aux souverainetés nationales qu’il risque d’occasionner, mais aussi parce qu’il favorise la dépossession de petits paysans pas forcément moins productifs que les grandes plantations industrielles, et permettrait même aux grands intérêts économiques d’étendre leur contrôle sur les ressources naturelles et le secteur agricole.

Photo : Planète à vendre, cc

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