« Champions nationaux »

De Flamanville à Hinkley Point, l’industrie nucléaire française sur la corde raide

par Olivier Petitjean

Alors que l’État français et EDF s’apprêtent à renflouer le groupe Areva en situation de quasi faillite, salariés, contribuables et usagers sont appelés à payer le prix de la restructuration à plusieurs milliards d’euros de la filière nucléaire française. Parallèlement, confrontée à une fronde sans précédent en interne, EDF a une nouvelle fois repoussé la décision finale de construire deux nouveaux réacteurs EPR outre-Manche, à Hinkley Point - un projet qui apparaît de plus en plus comme une fuite en avant aux conséquences incalculables. De la France à la Chine, de la Grande-Bretagne à l’Inde, les nuages s’amoncellent pour l’industrie nucléaire française.

Le mercredi 27 janvier, le Conseil des ministres a approuvé le principe d’une recapitalisation d’Areva à hauteur de 5 milliards d’euros, pour lui permettre de surmonter la profonde crise industrielle et financière qu’elle traverse. Si des actionnaires minoritaires (notamment chinois ou koweïtiens) pourraient à cette occasion faire leur entrée au capital du groupe nucléaire, c’est bien l’État français qui apportera l’essentiel de cette somme. La preuve, pour ses critiques, du fiasco de l’industrie nucléaire en général et des ambitions françaises dans ce domaine en particulier. Non seulement l’option nucléaire constitue une entrave au développement des énergies renouvelables en France [1], mais la filière ne semble même plus survivre économiquement que grâce au soutien massif des pouvoirs publics et, à travers eux, des contribuables.

Encore la recapitalisation d’Areva ne concerne-t-elle que les activités liées au cycle de l’uranium, de l’extraction et l’enrichissement du minerai au traitement des déchets (le périmètre de l’ancienne Cogema). L’autre partie de l’activité d’Areva, la conception et la maintenance des réacteurs nucléaires (ex Framatome) doit être rachetée par EDF. Le groupe énergétique a déposé une offre de reprise de principe sur la base d’une valorisation à 2,5 milliards d’euros. À terme, EDF conserverait « au moins » 51% des parts, Areva peut-être 15%, et d’autres actionnaires devraient là aussi entrer au capital : il est notamment question de China General Nuclear Corporation (CGNC), le partenaire chinois d’EDF, et du japonais Mitsubishi. EDF a toutefois assorti cette offre de conditions, qui laissent planer le doute sur les termes finaux de la reprise. Une seule chose paraît d’ores et déjà sûre : les citoyens, à la fois en tant que contribuables, usagers et salariés, devront supporter les coûts de ces opérations de restructuration. Tout en assumant aussi les risques considérables liés aux divers projets nucléaires dans lesquels EDF et Areva sont engagés un peu partout dans le monde.

France : un lourd prix à payer pour les salariés et les usagers

Pour financer la restructuration à plusieurs milliards d’euros de la filière nucléaire française, le gouvernement et les entreprises concernées vont en effet recourir aux remèdes habituels : la privatisation, les suppressions d’emplois et les hausses de tarif. Selon les informations du Journal du Dimanche, pour financer la recapitalisation d’Areva, l’État envisage de céder une partie de ses actions dans d’autres entreprises, notamment Safran, Orange ou encore Engie (ex GDF Suez), abandonnant au passage un peu plus de droit de regard sur la stratégie de ces firmes et sur les missions de service public qu’elles assurent. Sans parler de la possibilité, évoquée de manière récurrente, de vendre une partie des 84% d’EDF encore détenus par l’État. Au sein d’EDF, de la même manière, la direction envisage 10 milliards d’euros de cessions dans les années à venir, et notamment la vente d’une partie du capital de RTE, sa filiale chargée de la gestion du réseau de transport d’électricité [2].

Côté emploi, les deux géants nucléaires français ne font pas dans le détail. Après la perte de plusieurs milliers d’emplois programmée par Areva l’année dernière, assortie d’un plan d’économies d’un milliards d’euros, EDF a à son tour annoncé en ce début 2016 la suppression de 3500 emplois en France dans les trois années à venir. Le tout, comme de coutume, « sans licenciement sec ». Ce qui représente pas moins de 5% des effectifs de la firme en France. Selon les syndicats, le chiffre pourrait même être porté à 4200. Une annonce d’autant moins bien accueillie que la direction d’EDF tendait plutôt à communiquer, ces dernières années, sur ses embauches, et qu’elle entend imposer à ses cadres un allongement de fait de la durée de leur travail pour faire face aux exigences de sûreté : « Ce n’est pas possible de relever les enjeux de demain en supprimant 4 200 emplois à EDF, a dénoncé un syndicaliste CGT [3]. Aujourd’hui, on n’a aucun service en sureffectif, c’est une aberration totale, c’est dégrader les conditions de travail, c’est aussi mettre en cause l’intégrité de nos installations de production. »

Dernier élément de l’équation : les tarifs de l’électricité. Les dirigeants d’EDF ne cessent de réclamer depuis des années une hausse drastique des tarifs réglementés pour lui permettre de couvrir ses coûts, alors qu’ils ont déjà considérablement augmenté depuis la libéralisation du secteur. La fixation des tarifs réglementés, qui était auparavant de la prérogative de l’État, est désormais confiée à la Commission de régulation de l’énergie, qui doit prendre sa décision pour la période 2016-2018 en mai prochain. Les pressions sont fortes pour qu’EDF obtienne une hausse conséquente, qui lui permette de rassurer les marchés et ses partenaires commerciaux.

Il faut dire qu’outre les quelques milliards d’euros à débourser pour Areva, EDF doit déjà faire face à sa propre dette (37 milliards d’euros selon la direction), aux besoins financiers liés à la maintenance et à la prolongation de la durée de vie des réacteurs français (si elle est effectivement actée) et à la gestion des déchets nucléaires, ainsi qu’à la perspective de devoir investir 16 milliards d’euros dans le projet de nouveau réacteur EPR d’Hinkley Point, en Grande-Bretagne. Le tout dans un contexte d’érosion de ses parts de marchés, notamment chez les professionnels. Autre responsable de la situation : l’État actionnaire, qui a laissé EDF s’endetter pour continuer à lui verser année après année plusieurs milliards d’euros de dividendes.

Hypothèques finlandaise et françaises

Les 2,5 milliards offerts par EDF pour la reprise d’Areva NP sont d’ailleurs assortis à une condition de taille : le règlement du litige qui oppose cette dernière à l’entreprise finlandaise TVO autour des délais et des dépassements budgétaires du chantier de l’EPR finlandais, Olkiluoto 3. La mise en service de ce réacteur a pris au moins huit années de retard et son budget sera au moins trois fois supérieur aux estimations initiales, à plus de 8 milliards d’euros. Se rejetant mutuellement la responsabilité de ces déboires, Areva et TVO ont initié des recours en arbitrage l’une contre l’autre, se réclamant réciproquement plusieurs milliards d’indemnités. EDF a conditionné son offre à une garantie d’immunité contre les conséquences financières de cette affaire. Malgré les pressions du gouvernement français, qui a donné un mois aux deux parties pour solder leur différend, les Finlandais ont déjà fait savoir qu’ils refusaient de transférer les éventuels passifs financiers d’Olkiluoto 3 à une société ad hoc, comme le souhaite EDF.

À cette condition explicite s’ajoutent sans doute des contreparties implicites exigées par EDF pour reprendre l’activité réacteurs d’Areva - en matière de tarifs de l’électricité, comme on l’a vu, mais aussi en matière de sûreté. Il y a quelques mois, nos confrères de Mediapart suggéraient que l’une des conditions posées par EDF à la reprise d’Areva était la modération des normes de sûreté de nucléaire et notamment des exigences de l’ASN vis-à-vis du réacteur EPR de Flamanville. Des anomalies majeures ont en effet été découvertes sur le réacteur en construction, notamment au niveau des soupapes et, de manière plus problématique encore, au niveau de la cuve. L’ASN a lancé une enquête pour décider s’il est possible de réparer le réacteur ou si les anomalies requièrent un remplacement complet de la cuve, ce qui entraînerait presque immanquablement l’abandon du projet car il faudrait détruire tout ce qui a été construit autour. Selon une source citée par Reuters, l’offre d’EDF sur Areva serait effectivement conditionnée non seulement à une garantie d’immunité financière contre le fiasco finlandais, mais également au fait de ne pas devoir remplacer la cuve de Flamanville.

Autre dossier en souffrance : celui de la prolongation de la durée de vie des centrales françaises au-delà des 40 ans prévus initialement. EDF fait comme si cette prolongation était un fait accompli, du moins pour la plupart de ses réacteurs, mais le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) Pierre-Franck Chevet a récemment répété, lors de ses vœux à la presse, qu’elle n’était « pas acquise » et que les conditions restaient à fixer. La décision finale doit être prise en 2018. Le verdict final de l’ASN sur la cuve de Flamanville, annoncé initialement fin 2015, n’est désormais pas attendu avant la fin 2016, les études se poursuivant à La Hague et sur le site d’Areva au Creusot où les cuves ont été fabriquées.

L’EPR chinois lui aussi retardé

Outre Flamanville et (à l’avenir) Olkiluoto, EDF est également engagé dans la construction de deux réacteurs nucléaires à Taishan, dans le sud de la Chine à environ 150 kilomètres de Hong Kong, en partenariat avec des groupes industriels chinois dont CGNC. Par opposition aux chantiers français et finlandais, le chantier chinois a toujours été présenté comme une affaire sans histoire, et comme la preuve qu’il était possible de construire des réacteurs EPR en respectant les délais et les budgets impartis. C’est d’ailleurs sur la base de cette expérience qu’EDF a pu convaincre les Britanniques de se lancer dans la construction de deux autres réacteurs EPR sur leur sol, en partenariat avec les mêmes firmes chinoises.

La réalité n’est néanmoins pas aussi lisse que voudraient le faire croire EDF et Areva. En 2014, des responsables de l’Autorité de sûreté nucléaire française ont même été jusqu’à déplorer publiquement la faiblesse du dialogue avec leurs homologues chinois, ainsi que leur manque de moyens (lire notre article). Surtout, les réacteurs chinois présentent potentiellement le même problème de cuve défaillante que Flamanville. Les autorités chinoises viennent de confirmer que la mise en service des réacteurs de Taishan serait bien finalement « légèrement » repoussée, le temps que l’ASN ait pu se faire une opinion sur la cuve de Flamanville et qu’elles aient pu mener leurs propres études.

Grande-Bretagne : la décision à ne pas prendre ?

En même temps qu’elle se débat avec la reprise d’Areva et avec ses problèmes de sûreté nucléaire à Flamanville et ailleurs, EDF se retrouve parallèlement confronté au moment de vérité concernant son autre projet phare, la construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point, au sud-ouest de la Grande-Bretagne. Le conseil d’administration du géant énergétique français avait prévu de prendre la semaine dernière la décision finale d’investissement – dernière étape à franchir avant le point de non-retour - sans cesse repoussée depuis de nombreux mois. Finalement, en raison de l’accumulation des difficultés, cette décision a à nouveau été repoussée.

Le projet, d’un budget total de 24 milliards d’euros (dont EDF doit apporter les deux tiers), est vivement contesté aussi bien au Royaume-Uni – où les critiques dénoncent notamment le prix excessif de rachat de l’électricité garanti à EDF par le gouvernement britannique, largement supérieur au prix de gros actuel (lire notre article) – qu’au niveau européen. Le gouvernement de l’Autriche, des organisations écologistes et même des associations professionnelles représentant les énergies solaire et éolienne ont saisi ou menacé de saisir la justice européenne en raison des très généreuses aides publiques dont bénéficierait ainsi de fait EDF. La participation d’entreprises chinoises au projet (elles devraient détenir un tiers des parts) fait également polémique outre-Manche. Même des grandes figures écologistes britanniques, dont George Monbiot, qui s’étaient positionnées de fait en faveur du nucléaire comme pis-aller face à l’urgence climatique, ont pris publiquement position contre Hinkley Point.

S’ajoutant à ces critiques externes, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent au sein même d’EDF pour tirer la sonnette d’alarme quant au risque excessif que représente Hinkley Point pour les finances de l’entreprise. En décembre dernier, les élus du comité central d’entreprise ont déclenché leur droit d’alerte sur la situation économique d’EDF, évoquant, parmi les sujets « les plus préoccupants », le besoin d’éclaircissements sur les « modalités économiques de la construction d’Hinkley Point C, le détail des dépenses, l’engagement et le financement du projet ». À l’approche du conseil d’administration du 27 janvier, c’est le syndicat de cadres CFE-CGC qui est à son tour monté au créneau en publiant une lettre ouverte avec quinze questions sur le projet britannique. Les représentants des cadres s’inquiètent notamment des risques financiers alors que le groupe est confronté à d’autres besoins d’investissement, de la précipitation à se lancer dans un projet aussi lourd alors qu’aucun chantier de réacteur EPR n’est encore achevé, ainsi que des nombreux risques juridiques pour EDF si la Justice européenne invalide les aides publiques ou si l’entreprise ne respecte pas les objectifs fixés par le gouvernement britannique. La question du respect des délais pose particulièrement question : EDF s’est engagée à livrer le premier réacteur en 2025, au bout de six ans, et le second au bout de neuf ans, alors que le chantier de Taishan prendra au mois sept ans et demi et que les chantiers français et finlandais risquent de dépasser les dix ans. La CFE-CGC s’interroge également sur les bénéfices réels du projet pour l’industrie et les salariés français... Fait rarissime : aussi bien la CGT (majoritaire au sein d’EDF) que FO ont fini par se prononcer officiellement pour un report de la décision d’investissement à Hinkley Point.

La fronde ne se limite même pas non plus aux salariés du groupe. La presse rapporte qu’une bonne partie du conseil d’administration d’EDF est elle-même opposée au projet, en raison de conditions de financement hautement spéculatives, ce qui expliquerait le report de la décision finale. (Selon Reuters, tous les six représentants des salariés au conseil d’administration d’EDF, au moins, se préparent à voter contre l’investissement.) Et les investisseurs semblent du même avis : le cours boursier d’EDF dépasse ses plus bas historiques et l’entreprise s’est vue éjectée du CAC40. L’agence du Trésor britannique en charge des investissements dans les infrastructures a décerné à Hinkley Point une notation de BB+, ce qui la classe dans les investissements à éviter. Idem pour la Commission européenne. Certes, le gouvernement britannique a accepté de garantir les dettes du projet… mais à condition que les chantiers de Taishan et Flamanville soient menés à bien dans les délais prévus.

Bref, le projet britannique semble très près de tourner à la débâcle. En témoigne le départ abrupt, le 3 février, du dirigeant responsable de Hinkley Point, qui en a mené à bien toutes les étapes jusqu’à ce jour. Pourtant, un éventuel abandon reste difficilement imaginable au vu du capital symbolique et politique investi par EDF dans ces nouveaux réacteurs britanniques. Sans parler du risque de créer un incident diplomatique avec le gouvernement britannique, qui a misé une bonne partie de sa politique énergétique sur l’avenir de ce projet. Si le chantier de Hinkley Point rencontre un quelconque problème – et, au vu des expériences de Flamanville, Olkiluoto et Taishan, on voit mal comment ce ne serait pas le cas – la bataille s’annonce rude entre Français et Britanniques pour trancher qui devra payer l’addition. Contribuables, salariés et usagers français pourraient ainsi être amenés à payer lourdement les conséquences des velléités d’expansion d’EDF en Grande-Bretagne, un pays où – on en parle peu en France – EDF occupe également une position dominante dans le secteur énergétique, et qui prend une place de plus en plus importante pour le groupe.

Inde, Afrique du Sud : d’autres nuages à l’horizon

Enfin, la restructuration de la filière nucléaire française a également une autre conséquence, dont on a pour l’instant moins parlé : celle de transférer d’Areva à EDF la responsabilité de conclure et mener à bien certains grands projets nucléaires internationaux. Ce sera le cas, s’il est jamais officialisé, du marché de construction de nouveaux réacteurs en Afrique du Sud. Les manœuvres d’Areva pour se positionner sur ce marché semblent à l’arrière-plan de l’affaire Uramin, ce vaste scandale politico-financier qui est, avec les déboires des chantiers de l’EPR, l’autre grande cause du gouffre dans lequel est tombé le groupe nucléaire français (lire nos articles ici et ).

C’est le cas aussi du projet de construire, en Inde, la plus grande centrale nucléaire au monde à Jaitapur, sur le littoral du Maharastra. Lors de sa récente visite en Inde, François Hollande espérait conclure définitivement, en même temps que la vente d’avions Rafale et quelques autres marchés juteux pour les firmes tricolores, le contrat de construction de ces EPR. Peine perdue : les deux gouvernements n’ont fait que valider un nouvel accord de principe, faisant suite à des accords précédemment signés en 2008 puis en 2010, et annoncer (comme déjà plusieurs fois au cours du passé récent) une décision définitive d’ici quelques mois. Situé dans une zone sismique, objet d’un rejet massif des populations locales (lire nos articles ici et ), le projet de Jaitapur pourrait voir à terme la construction de pas moins de 6 réacteurs EPR, pour une puissance cumulée de 9600 MW.

Les négociations franco-indiennes achoppent sur deux points : le prix de revente de l’électricité produite par les futurs EPR et l’exigence indienne qu’une partie significative des composants des réacteurs soient construits en Inde même. En revanche, un autre point d’achoppement, celui de la responsabilité financière en cas d’accident, semble en passe d’être réglé. La loi indienne prévoit en effet que ce soient les fournisseurs de réacteurs, comme Areva et désormais EDF, qui assument la pleine responsabilité financière en cas d’accident, plutôt que les entreprises gérant les centrales, en l’occurrence l’entreprise publique indienne NPCIL. Le gouvernement indien a annoncé qu’il mettrait en place un fonds d’assurance pour aider les fournisseurs en assumer ces responsabilités, ce qui paraît suffire au négociateurs français [4]. Quant aux populations de Jaitapur et aux organisations sociales qui les soutiennent, elles ont déjà promis des actions de masse pour s’opposer à toute mise en chantier des réacteurs.

Les bénéfices allégués du nucléaire et de l’exportation du « savoir-faire » français en la matière ont toujours paru assez problématiques pour les pays concernés et leurs populations, en raison des risques divers associés à cette technologie, de son coût, et – de plus en plus – de l’existence d’alternatives énergétiques plus séduisantes. Aujourd’hui, alors qu’EDF, qui n’avait sans doute pas besoin d’assumer les problèmes d’Areva, semble désormais opérer au bord du gouffre financier, le prosélytisme nucléaire de la France à l’étranger ne paraît même plus très avantageux, s’il l’a jamais été, pour les citoyens français eux-mêmes.

Olivier Petitjean

À relire : nos « contre-rapports annuels » de juillet 2015 sur EDF et Areva :
- Schizophrénie d’État : le véritable bilan annuel d’EDF
- Le véritable bilan annuel d’Areva : au-delà de la crise industrielle, le coût social et écologique du nucléaire

Article mise à jour le 3 février à 10 heures pour inclure l’information sur la démission du dirigeant d’EDF responsable du projet Hinkley Point et les informations de Reuters sur les intentions de vote des représentants syndicaux au conseil d’administration d’EDF.

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Photo : Tom A La Rue CC @ flickr