Source : Inter Press Service (IPS)

Consommation

La majorité des produits vendus en supermarché liés à la déforestation illégale

Il y a quelques jours, on apprenait que le taux de déforestation de la forêt vierge amazonienne avait grimpé de 29% en un an. Une étude réalisée par des organisations américaine et britannique montre que la plus grande partie de la déforestation actuelle - au Brésil, mais aussi en Indonésie, en RDC ou en Papouasie Nouvelle-Guinée - se déroule dans des conditions illégales, dans le but d’exporter des matières premières - papier et bois, mais surtout désormais soja, huile de palme, viande - vers les marchés occidentaux et asiatiques. L’opacité de ces filières d’approvisionnement fait que la grande majorité des produits vendus dans nos supermarchés présentent un risque d’être liés à la déforestation illégale.

Inter Press Service présente les résultats de l’étude, réalisée par les ONG Forest Trends (États-Unis) et Earthsight (Royaume-Uni) :

« Aujourd’hui, dans le supermarché lambda, la majorité des produits risquent de contenir des matières premières en provenance de forêts coupées illégalement », explique Sam Lawson, auteur du rapport et directeur d’Earthsight, une organisation britannique qui enquête sur les crimes environnementaux.

« Cela vaut pour n’importe quel produit emballé dans du papier ou du carton, n’importe quel produit à base de boeuf, et même de poulet ou de porc dans la mesure où ces animaux sont souvent nourris au soja. Et bien sûr, on trouve aujourd’hui de l’huile de palme dans presque tous les produits, depuis le rouge à lèvres jusqu’à la glace. »

En l’absence de législation pour prévenir l’importation et la vente de ces produits, dit Lawson, « ce risque existera toujours ».

Globalement, près de 40% de l’huile de palme négociée dans le monde, et 14% du boeuf proviennent de terres déboisées illégalement, selon l’étude. Il en va de même pour un cinquième de tout le soja, un tiers des bois tropicaux, largement utilisés en papeterie.

Lire l’intégralité de l’article (en anglais). Celui-ci explique également les propositions mises en avant par la société civile pour remédier au problème

Le rapport complet est accessible ici.

Olivier Petitjean