Source : Le Journal de l’énergie

Nucléaire

Le fiasco industriel peu connu d’Areva à Tchernobyl

À Tchernobyl, Areva a été chargée par les autorités ukrainiennes et la communauté internationale de mettre en place un centre de stockage de déchets vital pour la sûreté nucléaire de la centrale. En raison d’une erreur majeure de conception, l’entreprise française a fini par voir son contrat résilié. Un échec coûteux aussi bien pour l’entreprise que pour l’Ukraine, qui a retardé de plusieurs années les travaux nécessaires. Le Journal de l’énergie revient sur cet épisode mal connu.

Au cœur de la zone interdite, à seulement 2,5 kilomètres des ruines du réacteur n°4 de Tchernobyl, se trouve un étrange empilement de boîtes en béton et deux barres couchées, percées de multiples ouvertures ovales filant sur des centaines de mètres. Cet ensemble hétéroclite se nomme ISF2 pour « Installation de stockage temporaire de combustible usé n°2 ». C’est un centre de stockage de déchets nucléaires qui a été commandé par l’Ukraine à Areva. Le groupe nucléaire français y a fait une erreur de conception majeure qui a rendu l’installation inexploitable. Ce centre jugé par la communauté internationale aussi vital pour la sûreté nucléaire de Tchernobyl que la mise en place de l’arche géante au-dessus du réacteur accidenté n’a toujours pas démarré aujourd’hui, en grande partie à cause des erreurs initiales d’Areva.

Après l’explosion du réacteur n°4 de Tchernobyl il y a 29 ans, la centrale nucléaire qui accueillait trois réacteurs supplémentaires a continué à fonctionner pendant plus de 14 ans. Le démantèlement de ces trois réacteurs et la gestion de leurs déchets est l’autre grand chantier pour la sûreté nucléaire de Tchernobyl, parallèlement au chantier de l’arche géante qui doit couvrir le « sarcophage » du réacteur détruit.

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