Source : Mediapart

Grands projets inutiles

Le mégaprojet routier de Bouygues et Vinci à La Réunion : du scandale environnemental au scandale financier

Sur l’île de la Réunion, les deux géants français du BTP Bouygues et Vinci ont été retenus pour construire la Nouvelle Route du Littoral (NRL), un énorme projet visant à remplacer l’ancienne route du littoral, qui a été préféré à des solutions plus écologiques, notamment un projet basé sur le tram-train. Avec un budget faramineux d’au moins 1,6 milliard d’euros pour seulement 12 kilomètres et demi de route. Un chantier d’une telle ampleur va porter atteinte à la riche biodiversité de l’île et siphonner les caisses publiques. Au scandale écologique s’ajoute désormais un scandale financier, avec l’ouverture d’une enquête pour corruption.

Un chantier trop gros pour être honnête ? L’attribution il y a deux ans aux géants du BTP Bouygues et Vinci du gigantesque marché de construction de la nouvelle route du littoral (NRL), à La Réunion, fait l’objet d’une enquête préliminaire pour « favoritisme » et « corruption ». Signe que l’affaire est sérieuse, le dossier, ouvert en 2014 par le parquet de Saint-Denis de La Réunion, a été transféré en avril dernier au parquet national financier, en charge des affaires politico-financières les plus sensibles.

Ce chantier, prévu pour être livré en 2020, a de quoi aiguiser les appétits. La nouvelle route qui reliera les villes de Saint-Denis et de La Possession, distantes de seulement 12 km, va coûter la somme colossale de 1,6 milliard d’euros ! Selon les tronçons, l’infrastructure étant composée de digues et de viaducs posés sur l’océan, elle revient à 130 millions du kilomètre, contre 2 millions en moyenne pour une autoroute. C’est l’un des plus gros marchés d’infrastructure en Europe, avec les lignes à grande vitesse françaises et les autoroutes grecques.

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Photo : Région Réunion