Source : Mediapart

Russie

Les dirigeants du CAC 40 se pressent au sommet économique de Poutine... avec quelques hommes politiques dans leurs bagages

par Olivier Petitjean

Du 22 au 24 mai se tenait le « St. Petersburg International Economic Forum », rendez-vous organisé tous les ans par les dirigeants russes pour faciliter les contacts entre milieux économiques et politiques locaux, multinationales et investisseurs. Cette année, malgré la crise diplomatique autour de l’Ukraine, plusieurs dirigeants du CAC40 n’ont pas hésité à être du rendez-vous. Mais aussi quelques hommes politiques. Illustration de ce mélange des genres : Dominique de Villepin et Claude Guéant se retrouvent bizarrement affublés du titre de « vice-présidents » de Veolia. Révélations de Mediapart.

La session de cette année (...) va donc permettre à tout le gratin planétaire qui a des intérêts en Russie, ou qui aimerait y nouer des contacts, de se retrouver pour trois jours de rencontres et de colloque. On y trouve ainsi, pour la France, une belle brochette d’hommes d’affaires et de PDG du CAC 40, flanqués de nombre de leurs collaborateurs. (...) On relève donc pêle-mêle les noms de Thierry Breton (Atos), Christophe de Margerie (Total), Yves-Thibault de Silguy (Vinci), Jean-François Decaux (Decaux), Patrick Kron (Alstom), Franck Riboud (Danone), Jean-Pascal Tricoire (Schneider) ou encore Antoine Frérot (Veolia). Dans la liste des lobbyistes, on peut aussi relever le nom de Dominique Strauss-Kahn, qui est là en sa qualité de représentant de sa petite société personnelle, dénommée Parnasse communication. Dans le lot, il y a aussi un député de l’UMP, Luc Chatel, l’ancien ministre de l’éducation.

La liste des participants réserve une surprise de plus. On y découvre que le PDG de Veolia, Antoine Frérot, ne vient pas seul à Saint-Pétersbourg. Il est aussi flanqué de trois vice-présidents. Ou plutôt de trois faux vice-présidents, puisque les trois personnes qui ont été inscrites sous cette qualité n’apparaissent pas dans l’organigramme public du groupe. Il s’agit de l’ancien premier ministre Dominique de Villepin, de l’ancien secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant (dont le prénom est mal orthographié dans le document) et de l’homme d’affaires et intermédiaire controversé Alexandre Djouhri.

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