Source : Mediapart

Transparence

Malgré ses limites, le nouveau registre du lobbying au Parlement français a quelques enseignements à livrer

par Olivier Petitjean

L’Assemblée nationale inaugure son registre des dépenses de lobbying. Seule une quarantaine d’organisations a pour l’instant accepté d’y participer, dont une douzaine d’entreprises. S’il ne s’agit donc que d’un aperçu très partiel de la réalité, les sommes en jeu apparaissent d’ores et déjà colossales - entre 2,3 et 3,1 millions d’euros par an selon les calculs de Mediapart.

Le registre est accessible ici. On y retrouve des noms d’associations professionnelles, de syndicats, d’ONG, ainsi que quelques entreprises bien connues comme Airbus (ex EADS), qui déclare entre 250 000 et 300 000 euros de dépenses par an de lobbying, Air France (entre 150 000 et 200 000 euros), Keolis, filiale de la SNCF (entre 100 000 et 150 000 euros), ou encore Thales (entre 100 000 et 150 000 euros).

Le nouveau registre, rendu public le même jour que l’entrée en vigueur du nouveau code de conduite à destinations des lobbyistes, n’est pas obligatoire et les informations fournies ne font l’objet d’aucune vérification systématique de la part des services du Parlement. Le précédent registre, qui ne contenait que des informations encore plus minimales, contenait une cinquantaine d’entrées.

Voir ici la brève de Mediapart, ainsi que les commentaires approfondis de l’ONG Transparency France sur le nouveau dispositif, ses avancées et ses limites.