Source : Bloomberg

Transfert de profits

Optimisation fiscale : enquête sur les pratiques d’Inditex (Zara)

La firme espagnole Inditex (Zara) est devenue en quelques années le numéro un mondial des chaînes de prêt-à-porter. Parmi les clés de cette réussite, des pratiques sophistiquées d’optimisation fiscale qui lui permettent d’afficher un taux de rentabilité supérieur à 15%. Comme les géants de l’internet (Apple, Amazon, Google) et de la restauration (McDonald’s, Starbucks), les grands groupes textiles comme Inditex recourent à des circuits financiers opaques pour abriter leurs profits dans les pays à fiscalité avantageuse. Enquête de Bloomberg.

Bloomberg montre comment Inditex transfère la plus grosse partie des profits réalisés sur ses marchés principaux (Royaume-Uni, France, Allemagne ou Italie) vers des filiales aux Pays-Bas et en Suisse, lui permettant d’économiser au passage plusieurs millions d’euros d’impôts. Des pratiques dont Inditex affirme qu’elles restent légales, et qui ont permis à son fondateur Amancio Ortega Gaona de devenir la personne la plus riche d’Europe (et la troisième du monde).

Bloomberg publie également une infographie expliquant les transferts financiers avantageux opérés au sein du groupe Inditex. La filiale aux Pays-Bas est propriétaire de la marque Zara, et les diverses entités du groupe dans le monde lui transfèrent leurs profits sous prétexte de verser des royalties pour l’utilisation de cette marque. Une partie des profits est ensuite envoyée vers la Suisse.

Olivier Petitjean