Source : Journal de l’environnement

Sous-investissement

Santé et sécurité au travail : inquiétude dans les centrales nucléaires d’EDF

Plusieurs rapports récents - y compris émanant de l’entreprise elle-même - tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences du manque d’investissements dans les centrales nucléaires d’EDF en termes de sûreté et de risques pour les salariés. Exposition à la radioactivité, nombre d’accidents, multiplication des travaux imprévus - tels sont, souligne le Journal de l’environnement, les ingrédients de la « grande fatigue » des personnels des centrales nucléaires françaises.

Le Journal de l’environnement explique les problèmes actuels par le manque d’investissements des années 2000, à une époque où EDF a multiplié les acquisitions à l’étranger. Avec des conséquences directes pour les employés :

[Le rapport] explique aussi que les arrêts de tranche sont insuffisamment préparés. à mesure de l’avancée des opérations, on découvre des travaux imprévus à réaliser d’urgence. Ce qui allonge de près d’un mois la durée de l’arrêt d’un réacteur (à un million d’euros de manque à gagner par jour). Dit autrement, la disponibilité de ses réacteurs français est de 78%, (7 points de moins que l’objectif visé), contre 94,4% pour ses tranches nord-américaines.

Les techniciens paient le prix fort de ces impréparations. Dans le parc français d’EDF, la dosimétrie collective a été trois fois plus importante, l’an passé, que dans les réacteurs américains du groupe (0,23 homme/Sievert). Les accidents du travail sont plus nombreux dans les centrales françaises qu’ailleurs. Par million d’heures travaillées, le rapport de l’IGSNR dénombre 3,3 accidents du travail avec arrêt dans les installations hexagonales, contre 0,7 dans les 8 réacteurs d’EDF Energy (Royaume-Uni) et 0,2 dans les 3 tranches américaines de CENG.

L’article note également que l’opération du « grand carénage » - la modernisation prochaine du parc des centrales françaises - va elle aussi entraîner une augmentation de l’exposition des employés aux radiations, dans la mesure où elle impliquera des « interventions lourdes en zone contrôlée ».

Lire l’intégralité de l’article sur le site journaldelenvironnement.net.