Les années se suivent et se ressemblent pour les actionnaires du CAC 40. Malgré les plaintes sur la désindustrialisation et une économie française en berne, les groupes cotés à l’indice phare de la Bourse de Paris ont une nouvelle fois battu leur record historique de gratification de leurs actionnaires, selon les données de la Lettre Vernimmen : 107,5 milliards d’euros, soit 9,5% de plus qu’en 2024.
Ce sont surtout les rachats d’actions qui connaissent une forte hausse, pour atteindre 34,8 milliards d’euros (+30% d’une année sur l’autre), principalement du fait d’Axa et des banques. Les dividendes versés stagnent d’une année sur l’autre, malgré un recul des profits réalisés par le CAC 40 (-12% entre 2024 et 2025).
TotalEnergies, Axa et Sanofi, groupes les plus généreux avec leurs actionnaires, représentent à eux seuls près du tiers des dividendes et rachats d’actions du CAC 40. Avec LVMH, BNP Paribas et Vinci, on est à plus de 50%.
