04.07.2013 • Après Rana Plaza

Bangladesh : les usines textiles dangereuses restent ouvertes

Après la catastrophe historique de Rana Plaza, le gouvernement bangladeshi a lancé une grande campagne d’inspection des usines textiles. Et les marques occidentales affirment avoir elles aussi renforcé leurs programmes de contrôle et d’audit. Mais, à en croire le New York Times, tous ces efforts risquent de ne pas changer grand chose à la réalité du terrain.

Publié le 4 juillet 2013

Presque deux mois après que l’effondrement de l’usine de Rana Plaza ait causé plus de 1 100 décès, une équipe d’ingénieurs est venue évaluer une autre usine dans le centre de la capitale. Appelée Al-Hamra Garments, c’était l’une des centaines d’usines à faire l’objet d’inspections post-catastrophe. Le Bangladesh s’efforçait ainsi de prouver que son industrie textile, économiquement vitale, était suffisamment sûre.

Mais cette inspection, effectuée à la mi-juin, fut effrayante. Les deux ingénieurs découvrirent que le bâtiment de huit étages était partiellement soutenu par des piliers en fonte temporaires, situés au rez-de-chaussée. Plusieurs des colonnes et des poutres d’origine étaient fissurées ou en voie de désintégration. Et l’usine était en pleine activité, avec plus de 1000 employés fabriquant des vêtements pour un conglomérat textile bangladeshi dont les clients incluent Walmart et Gap.

« Étant donnée la gravité de l’état du bâtiment, nous recommandons que l’usine soit immédiatement mise à l’arrêt. » Telle était la conclusion du rapport d’évaluation préliminaire rédigé par les deux inspecteurs, professeurs dans la principale école d’ingénieurs du pays. Pourtant, samedi dernier, près de deux semaines après l’inspection, Al-Hamra Garments était encore ouverte...

Lire la suite (en anglais) sur le site du New York Times

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Photo : Solidarity Center cc by-nd

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