Multinationale

Orano

L’héritier du désastre Areva s’est recentré sur la filière uranium, depuis l’extraction jusqu’aux déchets, sans régler les problèmes du passé.

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Chiffres clés

  • N° 2 mondial de l'extraction d'uranium
  • N° 3 mondial de l'enrichissement et de la conversion de l'uranium
  • Site web www.orano.group
  • Siège social Châtillon, France
  • Dirigeants Philippe Knoche (DG depuis 2014), Claude Imauven (président du conseil d’administration depuis 2020)
  • Actionnaires État français (80%), Japan Nuclear Fuel Limited (5%), Mitsubishi Heavy Industries (5%), Natixis (fiduciaire, 10%).
  • Administrateurs Claude Imauven (président du conseil d’administration, ex Saint-Gobain), Philippe Knoche (DG), Bernard Bastide (représentant des salariés), Philippe Braidy (haut fonctionnaire, Areva SA), François Delattre (Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères), Luc Gervaud (représentant des salariés), François Jacq (Commissariat à l’énergie atomique), Anne-Sophie Le Lay (Air France, ex Renault), Patrick Pelata (consultant et administrateur de sociétés), Marie-Hélène Sartorius (administratrice de sociétés), Cécile Sellier (DGA, ministère des Armées), Marie-Solange Tissier (ministère des Finances), Bruno Vincent (APE, représentant de l’État).
  • Filiales importantes Somaïr, Cominak
  • Anciens noms ou entreprises absorbées Areva, Cogema
  • Principaux pays d’implantation France, Niger, Canada, Chine, Mongolie, Kazakhstan, Allemagne

Orano est l’entreprise héritière de l’ancienne Areva, démantelée suite à l’affaire Uramin et aux difficultés financières de l’EPR. Après que l’activité réacteur (ex Framatome) ait été cédée à EDF et que les actifs « pourris » liés au réacteur EPR finlandais Olkiluoto 3 aient été logés dans une société spécifique, il reste à Orano les actifs d’Areva dans les mines d’uranium, l’enrichissement de l’uranium et le traitement des déchets nucléaires. Soit plus ou moins le périmètre de l’ancienne Cogema, qui avait été fusionnée avec Framatome en 2001 pour former Areva. La chute de ce groupe, constitué pour former un champion mondial de l’atome, est devenu le symbole même du déclin de l’industrie nucléaire française.

Si Orano tente de solder lentement les répercussions de ce désastre, il n’a pas vraiment apporté de nouvelles réponses aux problèmes et aux controverses qui ont toujours accompagné les activités d’Areva. La dénonciation des conditions d’extraction de l’uranium au Niger, aussi bien en termes d’impact environnemental et sanitaire qu’en termes de juste fiscalité, reste d’actualité, le groupe se préparant plutôt à quitter progressivement le pays pour se débarrasser des boulets qu’il y traîne. De même les questionnements autour de la sûreté des installations nucléaires en France ou encore sur la filière plutonium et MOX (combustible produit à partir d’uranium appauvri et de plutonium).


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