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Renault

Scandale Ghosn, Covid, climat, Russie... Le groupe automobile a traversé des crises successives dont ses salariés ont été les premiers à faire les frais.

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Chiffres clés

  • N° 9 des constructeurs automobiles dans le monde
  • Site web www.renaultgroup.com/
  • Siège social Boulogne-Billancourt, France
  • Dirigeants Luca de Meo (DG depuis 2020), Jean-Dominique Sénard (président du conseil d’administration depuis 2019)
  • Actionnaires État français (15,01%), Nissan (15%), Capital Group (5,06%), salariés (3,61%)
  • Administrateurs Jean-Dominique Sénard (président du conseil d’administration, ex Michelin), Luca de Meo (DG, ex Fiat et Volkswagen), Catherine Barba (investisseure e-commerce), Frédéric Barrat (représentant des salariés), Miriem Bensalah-Chaqroun (Eaux Minérales d’Oulmès), Thomas Courbe (DG entreprises, ministère des Finances), Marie-Annick Darmaillac (Vivendi, ex magistrate), Bernard Delpit (Groupe Bruxelles Lambert, ex Safran et PSA), Noël Desgrippes (représentant des salariés actionnaires), Pierre Fleuriot (consultant), Richard Gentil (représentant des salariés), Frédéric Mazzella (Blablacar), Eric Personne (représentant des salariés), Yu Serizawa (consultante), Pascale Sourisse (Thales), Joji Tagawa (Nissan), Martin Vial (APE, représentant de l’État), Annette Winkler (ex Daimler)
  • Marques liées Lada, Dacia
  • Principaux pays d’implantation France, Espagne, Roumanie, Russie, Maroc, Turquie

L’emblématique constructeur automobile français a été fondé à l’aube du XXe siècle par Louis Renault à Boulogne-Billancourt. Le groupe s’est développé avec les premiers pas de l’automobile et a fait fortune grâce à la production de munitions, de moteurs, d’avions et de chars durant la Première guerre mondiale. Il est déjà alors la cible de critiques en tant que « profiteur de guerre », d’autant plus qu’un accident industriel en 1917 provoque la mort de plusieurs ouvriers.

Dans les années 1930 et 1940, Renault produit des automobiles, des avions, des équipements ferroviaires et des armes. Autant d’activités qui seront rapidement mises au service de l’occupant allemand, Louis Renault ne cachant pas sa proximité avec l’extrême-droite. Il sera arrêté en 1944 et mourra en prison, et le constructeur sera nationalisé en 1945.

Les années d’après-guerre sont marquées par la conception et la commercialisation de modèles emblématiques destinés au grand public : la 4CV, Dauphine, la 4L, la Renault 5. Les usines de Renault sont l’un des hauts lieux des grèves de 1968 et des luttes sociales des années 1970.

À partir de 1990, l’État français engage le processus de privatisation partielle de Renault. Dans un contexte de mondialisation et de consolidation du marché, Renault noue une alliance d’abord avec Volvo, puis à partir de 1999 avec le constructeur japonais Nissan. L’alliance nouée alors - étendue ultérieurement à Mitsubishi - a été régulièrement critiquée comme trop défavorable à la partie française.

C’est également à ce moment que Renault commence à délocaliser progressivement sa production hors de France et d’Europe. Quoique minoritaire, l’État français reste présent au capital de l’entreprise, avec des relations pas toujours faciles avec le charismatique PDG Carlos Ghosn, jusqu’à la démission de ce dernier en 2019 suite à un scandale de grande ampleur.

Fortement affecté comme les autres constructeurs par la crise du Covid-19, Renault a une nouvelle fois fait appel aux pouvoirs publics pour renflouer ses caisses et entériner un énième plan de restructuration et de réorientation stratégique en 2021. Comme souvent, celui-ci s’est traduit par de nouvelles vagues de suppressions d’emplois en France et ailleurs dans le monde. Face à l’enjeu climatique, le groupe mise sur l’essor de la voiture électrique et de la numérisation.


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