Société générale
De la crise financière de 2008 au financement des énergies fossiles, le groupe bancaire peine à redorer son image.
Tous les chiffres
Chiffres clés
- N° 3 des banques en France (selon les actifs)
- N° 18 des banques dans le monde (actifs)
Profits et dividendes (millions d’€)
Masse salariale et chiffre d'affaires (2021, millions d'€)
Effectifs
Rémunération du DG
3,04 millions d’€ (2021)Écart de rémunération entre PDG et salarié moyen
39 (2021)Part des femmes
56 % Dans l’effectif total 27 % Dans le comité exécutif (2021)Dépense de lobbying déclarées
1,5 -1.7 million d’€ (Paris et Bruxelles, 2021)Proportion de filiales dans les paradis fiscaux
16,9 % (2019)Émissions déclarées de CO2 (hors financements)
191 milliers de tonnes eqCO2 (2021)La Société générale est l’un des plus anciens et vénérables groupes bancaires français, fondé en 1864 par un groupe d’hommes d’affaires du Second Empire, dont Eugène Schneider qui en fut le premier président. Elle s’est très tôt développée à l’international, notamment en Russie.
Nationalisée en 1945, la Société générale sera à nouveau privatisée en 1987 - une période de forte consolidation du secteur bancaire en France et d’expansion internationale qui sera marquée par des batailles boursières avec le grand rival BNP et des affaires politico-financières.
Dans le même temps, la Société générale développe des activités de marché de plus en plus sophistiquées et s’engage à plein dans le type d’opérations qui mèneront à la crise des « subprimes » de 2007-2008. L’affaire Kerviel, du nom d’un trader de la Société générale rendu responsable de la perte de plusieurs milliards d’euros, obligera plusieurs dirigeants du groupe à partir et l’État à intervenir pour soutenir la banque. Comme les autres banques systémiques, la Société générale écopera suite à la crise financière globale de plusieurs amendes pour ententes et manipulations.
La Société générale a également été épinglée pour sa participation à l’industrie de l’évasion fiscale, notamment dans le cadre des scandales des « Panama Papers » et des « CumEx Files ». Elle est aussi l’un des principaux financeurs mondiaux des énergies fossiles, et notamment du développement du gaz de schiste aux États-Unis.
En France, comme ses pairs, le groupe est engagé dans une réduction drastique de ses effectifs dans le cadre de la réduction programmée de son réseau d’agences.
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