Saint-Gobain
Un acteur historique et toujours aussi influent de l’industrie française, dominant le secteur des matériaux de construction.
Tous les chiffres
Chiffres clés
- 1er européen du vitrage
- N° 2 mondial du vitrage (hors Chines)
- N° 2 mondial des plaques de plâtre (hors Chine)
- N° 2 mondial de l’isolation
- 1er européen de la distribution des matériaux de construction
Profits et dividendes (millions d’€)
Effectifs France et monde (fin 2021)
Gaz à effet de serre
Rémunération du DG
1,6 million d’€ (2021)Écart de rémunération entre DG et salarié moyen
31 (2021)Part des femmes
23,3 % Dans l’effectif total 37,5 % Dans le comité exécutif (2021)Dépense de lobbying déclarées
566 -691 milliers d’€ (Paris, Bruxelles et Washington, 2021)Proportion de filiales dans les paradis fiscaux
8,8 % (2019)Part des salaires
18,8 % du ch. affaires (2021)Le groupe Saint-Gobain est l’une des plus vénérables multinationales françaises, puisque son histoire prestigieuse remonte à la fondation de la Manufacture royale des glaces par Colbert en 1865, pour réduire la dépendance de la France envers les glaces vénitiennes. La manufacture s’installera en 1693 dans le village de Saint-Gobain, en Picardie. Au cours du XIXe siècle, elle deviendra un groupe industriel diversifié en développant des activités dans la chimie. En 1970, sa fusion avec Pont-à-Mousson lui apportera des actifs dans la sidérurgie.
C’est aujourd’hui l’un des leaders mondiaux des matériaux de construction (verre, plâtre, isolation, etc.), une position qu’il entend bien défendre becs et ongles, comme le montrent ses nombreux démêlés avec les autorités de concurrence.
Saint-Gobain est aussi un groupe très proche des cercles du pouvoir, qui quoique privé (mis à part une brève parenthèse entre 1982 et 1986) a toujours contribué de près ou de loin à dicter la politique industrielle du gouvernement français, même s’il a souvent dû concéder la primauté à l’influence du secteur financier.
Héraut de l’industrie française, le groupe Saint-Gobain n’en a pas moins participé au mouvement de délocalisation d’emplois hors de France et de cessions de certaines activités françaises jugées non stratégiques à des acteurs financiers, comme cela été le cas récemment pour sa filiale Verallia.
Saint-Gobain a été historiquement l’un des principaux utilisateurs d’amiante en France et a participé aux efforts des industriels pour en poursuivre l’utilisation malgré ses risques sanitaires avérés. Il continue aujourd’hui encore à solder les litiges liés à l’exposition de ses salariés.
Récemment, le groupe s’est aussi trouvé sous le feu de l’actualité pour des affaires de pollution de l’eau aux États-Unis liées à ses activités dans le domaine de la chimie et des plastiques. L’une de ses filiales a aussi été mise en cause dans l’incendie de la tour Grenfell, à Londres, en 2017.
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